Indemnité vélo pour votre e-bike en 2026 : le guide complet Belgique et Pays-Bas
En 2026, les règles entourant l'indemnité kilométrique pour les cyclistes se sont resserrées et ont été indexées, tant en Belgique qu'aux Pays-Bas. Ces montants pèsent directement dans la balance lorsqu'on calcule le coût réel d'un e-bike au quotidien.
Cet article fait le point sur le fonctionnement de l'indemnité vélo pour votre e-bike en 2026, les obligations légales des employeurs dans les deux pays, et les difficultés les plus fréquentes au moment de l'enregistrement et du paiement.

Points clés à retenir
- Aux Pays-Bas, l'indemnité e-bike est exonérée d'impôt jusqu'à 0,23 €/km, mais son versement dépend le plus souvent de la convention collective (CAO) ou du contrat de travail.
- En Belgique, l'indemnité vélo est obligatoire pour de nombreux travailleurs depuis 2023, avec un minimum de 0,30 €/km et un plafond fiscal exonéré de 0,37 €/km, dans les limites du plafond annuel.
- Dans les deux pays, l'indemnité kilométrique encourage un trajet domicile-travail durable, à condition d'enregistrer correctement les seuls kilomètres réellement parcourus à vélo.
L'indemnité kilométrique pour l'e-bike aux Pays-Bas
Aux Pays-Bas, le vélo électrique est fortement encouragé comme solution de mobilité durable. Les règles fiscales relatives à l'indemnité kilométrique sont, dans les grandes lignes, similaires pour les voitures et les vélos, mais leur application pratique diffère sensiblement.
Cadre légal et indemnité fiscale
Selon les directives officielles du fisc néerlandais, les employeurs peuvent verser en 2026 une indemnité de déplacement non imposable pour les kilomètres professionnels, y compris le trajet domicile-travail. Pour les salariés qui utilisent leur propre e-bike, l'indemnité maximale exonérée s'élève à 0,23 € par kilomètre, certains régimes spécifiques pour indépendants appliquant plutôt une norme de 0,25 €. Ce montant est totalement exempté de charges sociales. Si l'employeur choisit de verser une indemnité plus élevée, la partie qui dépasse ce plafond légal est alors considérée comme un salaire imposable.
Contrairement à la Belgique, il n'existe aux Pays-Bas aucune obligation légale nationale imposant aux employeurs de verser une indemnité de déplacement. Tout dépend de la convention collective (CAO) du secteur, ou des accords individuels prévus dans le contrat de travail. De nombreuses CAO récentes intègrent désormais des dispositions spécifiques pour récompenser l'usage de l'e-bike.
Le vélo de fonction : une autre donne
Lorsqu'un salarié utilise son propre e-bike, la gestion administrative reste simple : les kilomètres parcourus sont enregistrés et remboursés chaque mois. La situation change dès qu'il s'agit d'un « vélo de fonction » mis à disposition par l'employeur, via achat ou leasing opérationnel. Depuis quelques années, les Pays-Bas appliquent un régime simplifié d'avantage en nature : le salarié paie une contribution forfaitaire de 7 % sur le prix conseillé du vélo, ajoutée à son salaire imposable. En contrepartie, le droit à l'indemnité kilométrique classique de 0,23 €/km disparaît en principe pour les trajets domicile-travail réguliers, puisque le coût du vélo est déjà supporté par l'employeur. Le salarié peut toutefois utiliser le vélo librement à titre privé, sans justificatif supplémentaire. Après quelques années, le rachat du vélo à sa valeur résiduelle est souvent fiscalement avantageux, ce qui met fin à l'avantage en nature et permet de réactiver l'indemnité kilométrique.
L'indemnité vélo pour l'e-bike en Belgique
En Belgique, la « fietsvergoeding » — ou indemnité vélo — est historiquement un outil très populaire et fiscalement avantageux. Les autorités belges misent fortement sur le vélo pour réduire les embouteillages persistants et les émissions liées au trajet domicile-travail.
Une obligation légale via la CCT n° 164
Depuis mai 2023, l'indemnité vélo est devenue obligatoire pour une grande partie des travailleurs belges, via la convention collective de travail (CCT) n° 164 du Conseil national du travail. Cette CCT sert de filet de sécurité pour tous les secteurs et entreprises qui n'avaient pas encore prévu de régime spécifique.
Pour 2026, le montant de base de ce régime national, après indexation, est fixé à 0,30 € par kilomètre, avec une couverture maximale de 40 km par jour de travail (20 km par trajet simple). Les secteurs disposant de leur propre Commission paritaire (CP) peuvent toutefois fixer des montants différents, souvent plus élevés. La grande Commission paritaire complémentaire pour employés (CP 200), par exemple, applique un montant qui grimpe à 0,32 €/km au cours de 2026.
Plafonds fiscaux et plafond annuel
Le fisc belge et l'ONSS appliquent un montant maximal exonéré plus élevé que les minima obligatoires. En 2026, l'indemnité vélo maximale exonérée d'impôt s'élève à 0,37 € par kilomètre. De nombreux employeurs choisissent de verser volontairement ce montant maximal pour motiver au mieux leurs équipes à opter pour l'e-bike ou le speed pedelec.
Il existe cependant un frein clair à l'accumulation illimitée de kilomètres exonérés. Depuis 2024, un plafond annuel encadre cette exonération fiscale. Pour l'année de revenus 2026, ce plafond corrigé s'élève à 3 690 € par travailleur. Au-delà de ce montant, le surplus est considéré comme un salaire ordinaire, soumis au précompte professionnel classique et aux cotisations sociales. Ce plafond est également vérifié lors de la déclaration fiscale personnelle, ce qui est particulièrement pertinent pour les travailleurs ayant roulé pour plusieurs employeurs au cours de l'année. Comme aux Pays-Bas, l'exonération ne s'applique que si le travailleur opte pour la déduction forfaitaire de ses frais professionnels ; celui qui justifie ses frais réels perd le caractère non imposable de l'indemnité.
Aspects pratiques de l'indemnité kilométrique
Que l'on travaille en Belgique ou aux Pays-Bas, l'octroi et la perception d'une indemnité kilométrique pour un e-bike s'accompagnent de quelques défis pratiques et administratifs.
Qu'est-ce qui est considéré comme un vélo ?
La législation de 2026 précise clairement ce qui entre dans le champ d'application. Les e-bikes classiques (jusqu'à 25 km/h) et les speed pedelecs (jusqu'à 45 km/h) sont couverts par le régime. Les véhicules équipés d'un moteur thermique, comme certains cyclomoteurs ou scooters, en sont explicitement exclus.
Enregistrement et suivi des trajets
La sensibilité à la fraude reste un point d'attention majeur pour les employeurs. Les travailleurs ne peuvent logiquement percevoir l'indemnité que pour les jours où ils se sont réellement déplacés à vélo. Pour garder un contrôle fiable, de plus en plus d'entreprises utilisent des logiciels et applications de mobilité spécialisés, permettant d'enregistrer facilement les trajets et de relier automatiquement les données au service RH et à la paie.
Combiner plusieurs modes de transport
En 2026, il est tout à fait courant que les travailleurs pratiquent une « mobilité multimodale » : l'e-bike par beau temps, la voiture ou le train par mauvais temps. L'indemnité kilométrique peut être combinée sans problème avec un abonnement de train ou une voiture de société, à condition qu'elle ne soit versée que pour les jours et trajets réellement parcourus à vélo.
| Critère | Pays-Bas | Belgique |
|---|---|---|
| Indemnité de base exonérée | 0,23 €/km | Minimum 0,30 €/km |
| Plafond fiscal exonéré | 0,23 €/km (au-delà : imposable) | Jusqu'à 0,37 €/km |
| Caractère obligatoire | Dépend de la CAO ou du contrat | Obligatoire via la CCT n° 164 |
| Plafond annuel | Pas de plafond spécifique | 3 690 €/an (2026) |
| Distance couverte par jour | Non plafonnée légalement | Max. 40 km/jour (20 km par trajet) |
L'indemnité kilométrique pour l'e-bike est devenue en 2026 un outil mature et puissant au sein des politiques de mobilité modernes. Aux Pays-Bas, la législation offre une base intéressante avec une indemnité exonérée jusqu'à 0,23 €/km, même si le versement effectif dépend souvent des accords sectoriels. En Belgique, l'indemnité vélo est quasi universellement obligatoire via la CCT n° 164, avec un minimum de 0,30 €/km et une marge fiscale attractive jusqu'à 0,37 €/km, dans la limite d'un plafond annuel de 3 690 €. Pour les employeurs comme pour les travailleurs, l'indemnité e-bike reste une situation gagnant-gagnant : le salarié profite d'un mode de vie plus sain et d'un bonus fiscalement avantageux, tandis que l'employeur économise sur le stationnement et le carburant tout en répondant aux exigences de durabilité de l'entreprise. Si vous envisagez de passer à l'e-bike, sachez qu'il est aussi possible de louer un vélo électrique plutôt que de l'acheter, ou d'opter pour un vélo électrique reconditionné en leasing, une solution qui se combine parfaitement avec l'indemnité kilométrique pour amortir encore davantage votre budget mobilité.
Conseil de Dieter
Avant de choisir votre prochain e-bike pour le trajet domicile-travail, calculez d'abord ce que l'indemnité kilométrique va réellement vous rapporter sur un an. Sur une distance de 15 km aller-retour, cinq jours par semaine, la différence entre 0,23 € et 0,37 € par kilomètre représente vite plusieurs centaines d'euros. Ce calcul peut faire basculer la balance entre l'achat d'un vélo neuf et un modèle reconditionné, plus abordable dès le départ.
FAQ
À combien s'élève l'indemnité kilométrique exonérée d'impôt pour un e-bike aux Pays-Bas ?
En 2026, les employeurs peuvent verser une indemnité non imposable allant jusqu'à 0,23 € par kilomètre pour les trajets professionnels et domicile-travail effectués avec un e-bike personnel. Une indemnité plus élevée reste possible, mais la partie excédentaire est alors imposée.
L'indemnité vélo est-elle obligatoire en Belgique ?
Oui. Depuis l'entrée en vigueur de la CCT n° 164, une indemnité vélo est obligatoire pour une grande partie des travailleurs en l'absence de régime sectoriel ou d'entreprise spécifique. En 2026, le minimum s'élève à 0,30 € par kilomètre, tandis que le fisc permet une exonération jusqu'à 0,37 € par kilomètre.
Peut-on toucher une indemnité kilométrique avec un vélo de fonction ?
Aux Pays-Bas, l'indemnité kilométrique exonérée disparaît en principe pour les trajets domicile-travail réguliers dès qu'on utilise un vélo de fonction. En contrepartie, on paie un avantage en nature limité de 7 % du prix conseillé, et le vélo peut être utilisé librement à titre privé.
Quel est le plafond annuel de l'indemnité vélo en Belgique en 2026 ?
Le plafond annuel d'exonération fiscale s'élève à 3 690 € par travailleur pour l'année de revenus 2026. Au-delà, le surplus est traité comme un salaire ordinaire, soumis au précompte professionnel et aux cotisations sociales.
Un speed pedelec entre-t-il en compte pour l'indemnité vélo ?
Oui. Les speed pedelecs, capables d'atteindre 45 km/h, sont explicitement couverts par la réglementation sur l'indemnité kilométrique, aussi bien en Belgique qu'aux Pays-Bas, au même titre que les e-bikes classiques.
Écrit par : Dieter Devriendt | Publié le : 16/07/2026 | 6 minutes de lecture
